La schizophrénie et le trouble bipolaire sont des maladies cérébrales fréquentes, chroniques et associées à un handicap sévère. Certains des principaux symptômes de la schizophrénie sont des illusions sensorielles persistantes, des hallucinations et des problèmes cognitifs. Le trouble bipolaire (ou psychose maniaco-dépressive) est caractérisé par l’alternance d’épisodes de manie (exaltation) et de dépression.

Des antécédents familiaux fréquents

Ces deux pathologies touchent environ 1% de la population mondiale et débutent habituellement à la fin de l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Bien qu’il existe des traitements, ces maladies ont une évolution généralement chroniques et la réponse au traitement souvent incomplète, avec pour conséquences une invalidité prolongée et une grande souffrance. Les antécédents familiaux, signes d’une composante génétique, constituent un facteur de risque élevé de schizophrénie et de trouble bipolaire ; on suppose généralement que des douzaines de gènes, associés à des facteurs environnementaux, contribuent au risque.

Des dizaines de milliers de patients étudiés

Le consortium PGC, créé en 2007, est le plus vaste consortium qui ait jamais existé dans le domaine de la psychiatrie. Plus de 250 chercheurs, travaillant dans plus de 20 pays, se sont rassemblés afin de coopérer pour faire progresser notre connaissance des causes génétiques des maladies mentales. Un élément clé de la réussite de ce projet a été la volonté de nombreux groupes de partager les données génétiques de dizaines de milliers de patients, collectées au fil des années.

Ces travaux ont été financés par de nombreux organismes européens, dont l’Inserm, américains et australiens, et le fond de coordination du consortium a été apporté par l’US National Institute of Mental Health (Institut national américain de la santé mentale).

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