L'Inde, le Brésil, la Tunisie, Cuba, l'Afrique du Sud mais aussi la Hongrie, la République Tchèque et la Roumanie sont devenues des destinations spécialisées dans l'accueil de touristes-patients. Force est de constater que l'UE n'a pas encore élaboré de stratégie industrielle commune sur ce secteur, afin de prévenir l'exode des patients européens hors d'Europe et d'attirer la clientèle européenne et internationale.

"Nous pouvons envisager le tourisme médical comme un risque économique et sanitaire dans un contexte de mondialisation, ou alors comme un nouveau champ d'action politique et réglementaire, et comme une nouvelle opportunité de développement économique pour l'Union européenne".

"Il est indispensable de développer des règlementations européennes et internationales pour prévenir les abus, informer parfaitement les patients des risques encourus lors de traitements à l'étranger, harmoniser les pratiques médicales, les standards sanitaires et les normes de qualification au niveau européen et international".

"Le tourisme de santé et de bien-être est un secteur de niche très rentable. Face à la concurrence internationale sur ce marché en ébullition, l'offre européenne doit se structurer et capitaliser sur ses atouts et ses savoir-faire pour devenir compétitive. Il nous appartient de choisir des produits et des formules dignes de concurrencer les offres existantes des pays tiers. D'où l'intérêt de développer la spécialisation, la notoriété des destinations fondée sur une image de sérieux, de qualité, de tradition et de patrimoine, et pourquoi pas de luxe également. A nous d'investir, d'innover et de créer une image de marque européenne basée sur la conjonction de nos atouts touristiques traditionnels et d'une offre de soins de qualité" a déclaré Gaston FRANCO.