L’ex-commissaire européen Mario Monti est le successeur de Berlusconi. Il est désigné par le président italien à la tête du gouvernement d’union nationale. Il a insisté au nouveau Premier ministre de pratiquer toutes les consultations avec les formations politiques. Les éléments composants du gouvernement doivent être issus de l’opposition de gauche et les centristes et le plus large soutien possible.

En outre, toutes les entités politiques sont prêtes à soutenir le nouveau gouvernement. Or, l’accompagnement est sous conditions. Pour le député du PDL, il veut que Mario Monti se tienne à l’application des réformes décidées avec l’Union européenne. Par ailleurs, le Parti populiste de la Ligue du Nord imagine que la préparation des élections anticipées serait la solution des crises italiennes. Or, il est déjà prévu que les prochaines législatives sont prévues en 2013. La « loi de stabilité financière » a été adoptée par une large majorité (380 pour, 26 contre) des députés. Cette loi adoptée permet de réduire la dette et relancer la croissance.

Après la démission de Silvio Berlusconi, de nombreuses personnalités politiques expriment leurs points de vue. Du côté de l’opposition, Dario Franceschini, député du Parti démocrate, a dit : « Aujourd’hui, le rideau tombe sur une page longue et douloureuse de notre histoire ». Et il a continué, l’Italie est « un pays qui a envie de tourner la page et de recommencer à zéro. Demain, nous entrons dans une nouvelle ère : nous devons reconstruire sur les cendres : l’économie, la justice, la loi électorale… ». De l’autre côté Fabrizio Cicchitto, du PDL, le Parti de M. Berlusconi, a affirmé que l’ex-Premier ministre accepte la démission alors qu’il n’est pas obligé de le faire. Cicchitto lance sous les huées de nombreux députés : « il a démontré une conscience nationale, nous l’en remercions et lui exprimons notre solidarité pour les attaques dont il a fait l’objet »