Myopie, hypermétropie et troubles de l’accommodation sont des troubles courants de la vision, souvent dus à des anomalies anatomiques ou au vieillissement physiologique. Dans son numéro de janvier, Prescrire présente un dossier sur l’implication de certains médicaments dans la survenue ou l’aggravation de ces troubles. Certains médicaments agissant sur le système nerveux autonome modifient l’accommodation et le diamètre des pupilles : médicaments à propriétés atropiniques (atropine, antispasmodiques, médicaments de l’incontinence urinaire, traitements utilisés en neuropsychiatrie, bronchodilatateurs, antihistaminiques H1, etc.) ; médicaments cholinergiques utilisés dans diverses affections (maladie d’Alzheimer, sevrage tabagique, etc.). D’autres médicaments ont un effet non prévisible ou de mécanisme inconnu : diurétiques, antibiotiques, antiépileptiques, estroprogestatifs, etc. Le rôle d’un médicament est à évoquer lors de la survenue d’un changement de la vision d’installation brutale, transitoire et bilatérale. Les troubles cèdent alors rapidement après l’arrêt du médicament en cause.

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